Ok, je n'ai pas lu le livre. J'aurais été sûrement encore plus déçue.
Colin et Chloé sont les deux personnages principaux de cette histoire. Un amour, un mariage, la maladie de Chloé, un nénuphar qui tue un poumon, un deuxième qui tue Chloé complètement.
L'histoire est donc pleine d'émotions : de la joie, de l'amour, de la tendresse, de la souffrance, de la peur, de la tristesse, de la fatigue et beaucoup de mélancolie.
Seul l'univers loufoque de Boris Vian est traduit en images comme sait si bien le faire Michel Gondry. Inventer un univers poétique et loufoque, pour ça, il est le meilleur. Les clips de Bjork en sont des belles preuves.
Alors le film est peuplé d'imaginaire. Des objets qui prennent vie, du plastique à gogo dans les assiettes, des sonnettes en scarabée...cet étalage de rêveries étouffe le spectateur qui ne peut alors pas s'accrocher à grand chose.
Epuisé, on ne s'accroche à rien. Les seules trêves que le réalisateur nous accorde dans ses rêveries sont plates et sans âme.
Alors que l'histoire est plus que triste, je n'ai ressentie aucune émotion. Pas même une petite larme qui débute sans prendre vie. Rien. Le néant.
Michel Gondry s’est donc complètement planté. Peut-être s'est-il attaqué au mauvais roman. Peut-être a t-il trop misé sur le côté imaginaire, sans prendre en compte la réalité et les sentiments des personnages.
Certes, la métaphore du temps qui passe, de la douleur et de la maladie qui grandit est très bien faite. L'univers de Colin et Chloé, au début si grand et coloré, devient, petit à petit, glauque, poussiéreux, sans vie et se rapetisse. Alors, pour ça, le message est passé.
Mais outre le décor, il manque le fond de l'histoire, l'âme des personnages, ce qui donne un film plat et sans vie. Absolument pas à l'image de l'univers loufoque dans lequel on tente de nous faire rentrer.
Conclusion : un gros flop entre les attentes et le résultat final. Dommage.


































