mercredi 20 novembre 2013

Inside Llewyn Davis, la Loose et le Folk des Années 60, par J. et E Coen.


Avez-vous déjà pris le risque de vivre votre rêve ? Bien souvent, on se heurte à des ratés conséquents, des déceptions, des baisses de motivation, mais rarement à de bonnes surprises.

Pendant sept jours, on va donc suivre le parcours d'un anti-héros, ou plutôt un looser, trainant sa guitare et un chat qui ne lui appartient pas, dans les rues glaciales de New York.


Llewyn Davis est un chanteur et musicien de folk. Il est très doué, mais tout le monde s'en fout.

Les salles dans lesquelles il joue sont presque vides et quand il fait beaucoup de chemin pour rencontrer un grand producteur, celui-ci lui répond qu'il ne fera pas fortune avec une musique pareille. Et son vieux père ? Il se fait pipi dessus en entendant son fils lui jouer un joli morceau.


Peut-être qu'une "amie" est enceinte de lui, mais elle le déteste. D'ailleurs, elle avorte, dans le doute.

Vraiment, quelle poisse...

Partout où Llewyn se trouve, il y en a toujours un pour lui montrer qu'il est un parfait looser. Même son nom inspire la moquerie.
Et pourtant, il s'accroche à la vie. Comme le chat qu'il a perdu et qu'il doit rendre à son propriétaire, Llewyn se perd, a froid, est fondu dans la masse, en un mot, il est insignifiant.


Comment sortir du lot ? Y a t-il quelqu'un pour croire qu'on a un potentiel, qu'on vaut quelque chose ?

Les frères Coen sont doués. Peut-être est-ce leur meilleur film d'ailleurs. Celui qu'on regarde le dimanche après-midi, quand il fait très froid dehors, que tout est gris et qu'une tasse de chocolat chaud vous attend, à côté de votre couette.


Ce n'est pas un film déprimant, même si le héros est probablement déprimé. On le comprend.
C'est plutôt un film réaliste qui traduit la difficulté de vivre ses rêves.
Un film qui ne ment pas, du début à la fin.


Non, il n'y aura pas de fin heureuse avec des enfants et une princesse au 90 C. Il y aura seulement Llewyn Davis et sa guitare.
Il n'a même réussi à rendre le bon chat à son propriétaire. C'est le chat qui a retrouvé le chemin de la raison et du foyer tout seul. Quelle poisse, je vous dis...

Allez-y, parce que voir un film où le héros est un looser qui a eu le courage à notre place d'accomplir ses rêves, c'est beau, c'est osé, c'est courageux.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Looser.....peut etre au vu des criteres sociaux de la reussite à l'americaine ...mais quel beau garçon ! On lui aurait volontiers réchauffé ses pieds humides .....

lauraoza a dit…

On ne le laisserait pas dormir sur le paillasson, c'est sûr :-)

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